On va dire que le soleil est dans nos coeurs s'il n'est pas sur les vacances, mais ce n'est pas certain. On va dire que même si on ne part pas, il y a la plage de Bordeaux Lac et les Festivités locales oui mais voilà : l'Uzeste de mes souvenirs a posé ses musiques à Sore ou ailleurs, ce n'était paraît-il pas un vrai festival. Je me souviens pourtant du piano de Lubat au détour d'un chemin, je me souviens de l'accordéon inspiré de Marc Perronne, je me souviens de Benat Acharry, d'André Minvielle, du lavoir, de nos "gueuloirs" poétiques sous un pommier, je me souviens de la nuit enchantée en feu, en cuivres, en voix... et de l'Estaminet. Alors plus de subventions pour nos rêves ? Je prend de l'âge et m'enferme dans mes regrets ou la fête prend l'eau ? Trop militant Uzeste, on lui a coupé les vivres. Le pays du nouveau roi peut tranquillemnt faire voter ses lois. Ils vont faire ce qu'ils ont dit et nous on pourra dire ce qu'on en pense ? Pas sûr. Les grévistes aussi on va leur clouer le bec. On supprime des emplois ? C'est la modernisation. Alors vous les ringards de syndicalistes, taisez-vous, la France qui "travaille" ne vous aime pas. Et si demain ce sont tes enfants qui sont à la porte ? On va dire que la vie est belle, on va dire que tout va bien. Menteur ! Madau

par mado publié dans : Résistance
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Et si je vous dérange avec mon bouquet d'oeillets rouges, tant pis. Ce bouquet du 8 mai je veux le porter sur mon coeur pour l'offrir à celui qui n'est jamais revenu, à ses camarades perdus pour toujours. Ouvriers, paysans de ce temps là, c'est pour vivre dans un pays libre que vous êtes allés jusqu'à la mort. Les décorations, les médailles brillent sur les uniformes des vivants. Moi je porte aujourd'hui les fleurs couleur du sang de vos jeunes vies. Et si je vous vous dérange, passez votre chemin. Le bleuet d'autrefois a déchiré mon corsage, à sa place a poussé une fleur rouge, et je la porterai longtemps. madau

Il faudrait que je parle de cette nuit de cette nuit de mai

Couleur de ma souffrance où ma mère a pleuré

Comme pleure une biche blessée par le chasseur

Il faudrait que je chante puisque printemps revient...

par Madau publié dans : Résistance
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Au marché du dimanche matin

A Eysines commune frontalière de Caudéran, il y a, c'est sûr, une atmosphère plus joyeuse qu'au marché du mercredi à Stéhélin. Il y a des fleurs pour les amoureux... et pour les bouquets des solitaires. Il y a des légumes de saison et des agrumes venus d'ailleurs. Il y a des gateaux au miel et du pain frais  Il y a, il y a... tout ce que l'on trouve au marché. Mais il y a aussi, nous avec nos tracts et nos Huma, nous et les gens qui nous parlent, ou qui disent merci mais refusent notre papier. Et puis, il y eut ce fameux dimanche où notre joie d'être ensemble et notre bonne humeur étaient tellement communicatives que les gendarmes qui tournaient en rond dans leur voiture de service (normal quand on fait le tour d'une place, on tourne en rond) ont trouvé notre présence suspecte.  "vous distribuez quoi ? ça c'était pour les copains d'ATTAC) Vous vendez quoi ? (ça c'était pour nous)  C'est interdit ! (ça c'était pour nous et pour tous les vendeurs d'Huma de France, des rues, des places et des quartiers ) Il aurait fallu ne pas répondre, baisser la tête,  ranger notre bonne humeur, nos journaux et nos tracts au vestiaire de la résignation. Didier a dit "ça fait cinquante ans que je vend l'Huma (là il exagère ! ou alors il ne fait pas son âge) Marie Jo, élue d'Eysines a aussi parlé et s'est retrouvée convoquée à la gendarmerie ce fameux dimanche après-midi. A Eysines, malgré un vent à vous arracher les bonnets, les casquettes et les cheveux, le dimanche suivant, il avait des fleurs, (normal c'est le printemps) du pain, du vin, et tout ce qui se mange, et il y avait nous, Didier, Marie-Jo, Emile, Mado, Josette, Hubert, Nico, Michel...et nos tracts. A Eysines, le dimanche suivant, il faisait un temps de soleil et ciel d'été, un temps à jeter les lainages et les manteaux aux poubelles, il y avait nous encore et ... les autres (Gilbert de la clé des ondes qui distribuait du Besancenot). Sympa, on n'est pas fachés.

Notez sur vos agendas, Marie George,  (un peu perdue de vue à la télé !) sera au palais des Congrès samedi 10 mars. Alors on se retrouve là-bas. A samedi. Mado

par Madeleine dite Mado ou Madau publié dans : Résistance
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Le rêve n'est pas au rendez-vous

Emilie écrit dans l'Huma. Madau écrit sur le sable...et parfois dans l'Ormée ou les Nouvelles. De Seine à Garonne, il y a un pays qui leur est commun, celui de la souffrance, de la misère. Elles ne sont ni dans la charité, ni dans la compassion, elles sont dans la révolte. Trop d'injustices, trop de destins brisés, trop de solutions "provisoires". Après les cartons au coin des rues, les tentes, et maintenant les Algéco, les garages d'Emmaüs. Tu as raison, Emilie, toi qui a trempé comme moi, ta plume dans l'encre rouge pour les sans papiers, les sans abri, "le rêve n'est pas au rendez-vous", ni sur les campements du canal Saint-Martin, ni passage de la Grange- aux Belles, ni aux allées de Tourny, ni quai Richelieu. Pourtant comment laisser tomber, comment les laisser tomber quand on a croisé des sourires d'espoir, les pieds dans la boue, les doigts tremblants de froid autour du brasero, quand on a parlé de la vie avec ceux qui ont toutes les raisons de ne plus y croire. Ils ne veulent pas être nommés SDF, ils ont un prénom, une histoire, comme toi et moi, et ils veulent vivre dignement, normalement, avec un travail, un logement. Ils ne veulent plus vivre dans une salle d'attente. Et pendant ce temps là...les candidats, enfin ceux qui ont la parole, comptent les points, additionnent les bourdes des uns et des autres, disent tout sur rien et rien sur l'essentiel et ceux qui ont des choses à dire, ont trop peu de temps pour le dire. Si la télé n'est pas à nous, si les journaux nous oublient, il nous reste la rue, les marchés, les places. A tout de suite, camarades.

http://www.humanite.fr/journal/2007-02-27/2007-02-27-846724

par madau publié dans : Résistance
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Après des jours de campement des enfants de Don Quichotte pour dénoncer le "mal logement", je viens d'apprendre que l'on va construire à Ivry des "bungalow"pour loger ceux du canal Saint Martin. Allez-vous dormir tranquilles, vous habitants de châteaux, de maisons, d'appartements, vous qui allez accepter que l'on relègue dans des réserves comme des animaux, des humains comme vous . C'est la seule issue qu'a trouvé le gouvernement actuel au grave problème des sans habitation!. Ce monde n'est pas fou, il est criminel!

par madau publié dans : Résistance
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