On va dire que le soleil est dans nos coeurs s'il n'est pas sur les vacances, mais ce n'est pas certain. On va dire que même si on ne part pas, il y a la plage de Bordeaux Lac et les Festivités locales oui mais voilà : l'Uzeste de mes souvenirs a posé ses musiques à Sore ou ailleurs, ce n'était paraît-il pas un vrai festival. Je me souviens pourtant du piano de Lubat au détour d'un chemin, je me souviens de l'accordéon inspiré de Marc Perronne, je me souviens de Benat Acharry, d'André Minvielle, du lavoir, de nos "gueuloirs" poétiques sous un pommier, je me souviens de la nuit enchantée en feu, en cuivres, en voix... et de l'Estaminet. Alors plus de subventions pour nos rêves ? Je prend de l'âge et m'enferme dans mes regrets ou la fête prend l'eau ? Trop militant Uzeste, on lui a coupé les vivres. Le pays du nouveau roi peut tranquillemnt faire voter ses lois. Ils vont faire ce qu'ils ont dit et nous on pourra dire ce qu'on en pense ? Pas sûr. Les grévistes aussi on va leur clouer le bec. On supprime des emplois ? C'est la modernisation. Alors vous les ringards de syndicalistes, taisez-vous, la France qui "travaille" ne vous aime pas. Et si demain ce sont tes enfants qui sont à la porte ? On va dire que la vie est belle, on va dire que tout va bien. Menteur ! Madau
Le blog citoyen des communistes de Bordeaux-Caudéran

ma de France, des rues, des places et des quartiers ) Il aurait fallu ne pas répondre, baisser la tête, ranger notre bonne humeur, nos journaux et nos tracts au vestiaire de la résignation. Didier a dit "ça fait cinquante ans que je vend l'Huma (là il exagère ! ou alors il ne fait pas son âge) Marie Jo, élue d'Eysines a aussi parlé et s'est retrouvée convoquée à la gendarmerie ce fameux dimanche après-midi. A Eysines, malgré un vent à vous arracher les bonnets, les casquettes et les cheveux, le dimanche suivant, il avait des fleurs, (normal c'est le printemps) du pain, du vin, et tout ce qui se mange, et il y avait nous, Didier, Marie-Jo, Emile, Mado, Josette, Hubert, Nico, Michel...et nos tracts. A Eysines, le dimanche suivant, il faisait un temps de soleil et ciel d'été, un temps à jeter les lainages et les manteaux aux poubelles, il y avait nous encore et ... les autres (Gilbert de la clé des ondes qui distribuait du Besancenot). Sympa, on n'est pas fachés. 