Et si je vous dérange avec mon bouquet d'oeillets rouges, tant pis. Ce bouquet du 8 mai je veux le porter sur mon coeur pour l'offrir à celui qui n'est jamais revenu, à ses camarades perdus pour toujours. Ouvriers, paysans de ce temps là, c'est pour vivre dans un pays libre que vous êtes allés jusqu'à la mort. Les décorations, les médailles brillent sur les uniformes des vivants. Moi je porte aujourd'hui les fleurs couleur du sang de vos jeunes vies. Et si je vous vous dérange, passez votre chemin. Le bleuet d'autrefois a déchiré mon corsage, à sa place a poussé une fleur rouge, et je la porterai longtemps. madau

Il faudrait que je parle de cette nuit de cette nuit de mai

Couleur de ma souffrance où ma mère a pleuré

Comme pleure une biche blessée par le chasseur

Il faudrait que je chante puisque printemps revient...

par Madau publié dans : Résistance
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