Le logement social

Publié le par didier

L'élection municipale de Bordeaux marquée par le problème du logement social !

Les communistes en ont fait une des questions prioritaires, car comme le disait un camarade ce soir à Caudéran à l'occasion d'une réunion publique de la liste d'union de la gauche, on peut avoir un boulot ou pas en ayant un logement, mais sans logement c'est sûr ... on a pas de boulot, et cela touche particulièrement les jeunes.

Jacques Respaud tête de liste préconise un minima de 25% de logements sociaux pour l'attribution de tous nouveaux permis de construire sur Bordeaux. C'est possible les élus de gauche ont déjà obtenu auprés de promoteur (Bouygues par exemple) la  prise en compte d'un tel quota dans leurs opérations.

 Les communistes proposaient un minima de 30%  pour combler le retard le plus vite possible.

En tout cas il y a urgence

Lors des entretiens d'Inxauseta à Bunus sur la stratégie des différents partis politiques en matière  de logement pour les élections présidentielles Michel Mouillart professeur d'économie de l'université Paris X Nanterre a dressé un bilan des années écoulées en matière de logement.

Il en ressort un constat accablant.

En chiffre d'abord en 2006 on a jamais construit autant de logement 445.000 mis en chantier, entre 2001 et 2006 progression annuelle de 141.500 (+46,5%).

Mais contruire ne suffit pas si les logements mis en chantier restent inaccessibles et c'est le cas, les logements destinés aux ménages à revenus modeste n'a guère progressé alors que le nombre de logements pour des ménages qui peuvent se loger sans aide a plus que doublé (2001 117.000 , 2006 255.000)

La remise en cause des aides personnelles d'une part  et les aides publiques au logement identique quelques soient les revenus des occupants d'autre part ont pour conséquence que  les conditions d'accés à un logement se sont donc détériorés pour les ménages les moins favorisés. 

 Entre 2001 et 2006 l'effort de la collectivité en faveur du logement passe de 2% à 1,78%, celui de l'état de 1.32% à 1,11.

L'état rogne ses engagements sociaux et transfert la charge de solidarité et ses dépenses passent de 19 812 M d'€  à 19 761 M d'€ entre 2001 et 2006 (-0.3%)

Dans le même temps les prélèvements fiscaux ont progressé (revenus fonciers et retour de TVA) 19 954 M d'€ en 2001 à 25 930 M d'€ en 2006 (soit +5,4% par an).

Depuis 2002 l'état prélève plus sur le logement qu'il ne redistribue. en 2002  +1 238 M d'€,  + 1 585 en 2003, +2 344 en 2004, 4 749 en 2005 et évaluation 2006  + 6 169.

La perte potentielle de ressource est de l'ordre de 6 000 M d'€ par an, plus que la contribution au financement des aides personnelles, presque autant que l'ensemble du budget logement.

Du coté des ménages depuis 2001 le pouvoir d'achat des aides à été amputé de 10% d'ou l'aggravation pour l'accés et le maintien dans les lieux des ménages modestes. les taux d'effort nets des titulaires des minimas sociaux sont passés de 15,7 à 20,2%, les salariés de 25 à 27,6%, les étudiants de 23,8 à 26.3%.

En conclusion une politique de logement ambitieuse doit mettre un terme aux tendences récessives de l'effort de la collectivité en faveur du logement.

La détermination des candidats de la liste d'union de la gauche à Bordeaux va dans ce sens ainsi que les dernières décisions du conseil régional

il reste à prendre le pouvoir d'état en 2007 et 2008. 

 

 

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