Kazim petit frère

Publié le par madau

Kazim, petit frère

L'automne s'éternise et sous les lampions d'une fête annonçée, le malheur s'installe. Il s'appelait kazim et comme tant d'autres il a tenté de vivre au pays des droits de l'Homme. Il n'avait commis aucun délit, aucun crime. Il avait 22 ans  et s'est pendu dans le centre de rétention à Canet, en France. La presse le nomme Turc, lui se disait Kurde ce qui change tout. On est loin des conversations de salon au coin des cheminées que j'aime moi aussi à mes heures, seulement voilà, cette misère morale et plus, je la connais bien et je ne l'accepte pas. Pessimiste, dites-vous, révoltée serait le mot juste, pourtant mes vingt ans sont loin et je continue de résister tant bien que mal. Madau

Publié dans Résistance

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