Se souvenir Toujours

Publié le par Didier

Les communistes de la cellule Georges SENS rendent hommage à Andrée Tamisé lors de la journée du souvenir de la déportation.

Aprés la cérémonie officielle nous sommes allés déposer un bouquet au coin de la rue qui porte son nom à Caudéran

 

extaits de la Biographie d'Andrée Tamisée tiré du site http://www.ffi33.org/Biographies/tamise.htm


"Andrée a fréquenté l'école Paul-Lapie, à Caudéran, jusqu'au brevet élémentaire et, quand la guerre a éclaté, elle n'avait pas encore fait choix d'une carrière. Mais elle avait fait choix d'un idéal, le même que sa soeur, le même que son père: communiste.

Dès que la Résistance prend corps, elles ont une ronéo chez elles, tapent et tirent des tracts, les portent dans tout le département. Andrée anime un groupe d'étudiant bordelais et de jeunes des Auberges de jeunesse (sur une vingtaine de ces jeunes gens et jeunes filles, deux seulement se sont retrouvés après la guerre). Gilberte fait la liaison entre Bordeaux, Bayonne et Tarbes pour un groupe F.T.P. dirigé par Charles Tillon.

Gilberte et Andrée ont été arrêtées chez elles, le 3 avril 1942, par la police de Poinsot. Des étudiants avaient été arrêtés quelques jours plus tôt. Alertées, elles auraient dû fuir. Mais leur père était interné au camp de Mérignac. Peut-on laisser un prisonnier qui a besoin de vivres, de soutien? Peut-on laisser son père sur qui peuvent s'égarer des représailles?.

Elles ont été emprisonnées au fort du Hâ jusqu'au 14 octobre 1942, ont fait ensemble le voyage de Romainville, le voyage d'Auschwitz.

Auschwitz n°31.714
Andrée Tamisé est morte le 8 mars 1943. Elle était déjà affaiblie par la dysenterie quand elle a eu une congestion pulmonaire. Pourtant, elle voulait tenir, ne pas quitter sa soeur, ne pas aller au revier. Au bras de Gilberte, elle se traînait vers les marais, vers les briques, vers le sable. Elle respirait de plus en plus difficilement. Un jour, elle a dit à Gilberte: "Je ne peux pas te suivre. Après l'appel elle a voulu se mettre dans la colonne de celles qui entraient au revier. Des Polizeis l'on refoulée: il y avait trop de malades, ce jour-là. Elle a été rouée de coups et renvoyée au block. Les commandos de travail étaient déjà partis. Elle a essayé de se cacher dans le block, d'y attendre le retour de Gilberte. Une stubova l'a découverte, l'a traînée dehors, l'a battue. Le soir, Gilberte a trouvée Andrée sale, couverte de boue, bleue de coups, épuisée. Andrée est morte dans la nuit, près de sa soeur qui, le matin - le matin, c'était la nuit noire, le réveil était à trois heures - , en sortant pour l'appel, a porté Andrée dehors, l'a déposée le long du mur du block, dans la boue. Tendrement. Et Gilberte est allé à l'appel.

La mairie de Caudéran a reçu d'Auschwitz un avis de décès en mai 1943; elle l'a communiqué au père, interné à Mérignac depuis 1940.

Publié dans Hommage

Commenter cet article